accueil   artistes   invités   expositions   édition   présentation   contact
english
 
   
 
Nathalie Bas











Lors d'une conversation, un peintre a dit de votre peinture c'est une peinture de fille, une passante a répliqué oui mais alors de fille mal élevée, qu'en pensez-vous ?
N.B. : Mal élevée ça me plait. Je trouve ça drôle. En réalité, je pense que la part la mieux élevée de moi, la trop bien élevée, dessine les contours de mes personnages, la mal élevée peint l'intérieur. Finalement je suis assez crue, je peux déranger c'est peut-être ça être mal élevée. Je ne ménage pas I'autre. Je tente en équilibre de rester sur le fil. Au visiteur de tomber d'un côte ou de I'autre.

Qui sont ces gens que vous peignez ? Sont-ils de la même famille ?
N.B. : Je me plais à croire que oui. Ils sont, en tout cas, une sorte de famille que je me dessine comme les enfants, tout en sachant que ce n'est pas la mienne. Ils expriment des choses différentes, mais i1s sont tous les mêmes ; ils ont des sourires grimaçants, ils montrent leurs dents. Ils disent tout ce que je ne peux pas dire ou ne veux pas dire par pudeur.

Vous ne souhaitez pas parler de votre peinture ?
N.B. : Si si. Mais c'est cohérent seulement au moment où je la peins. Je suis dans une ébullition absolue. Tout est clair. Pendant, je suis vraiment dans le sujet. Après, tout s'évapore, comme dans les tombes égyptiennes. Dès qu'on les ouvre le contenu disparaît à la lumière.

Comment construisez-vous votre peinture ?
N.B. : Un peu comme une romancière. Je travaille en couche, chapitre par chapitre, je construis une narration et à la fin du récit l'histoire apparaît.

Pourquoi vos personnages nous regardent-ils ?
N.B. : Forcément pour nous interpeller. Je ne peux pas peindre quelqu'un qui ne me regarde pas. C'est par le regard que je l'accroche.

Vous semblez fascinée par les choses du quotidien?
N.B. : Le quotidien reste pour moi un monde étrange. J'aime quand il se représente de façon simple, dépouillé. J'agis peu, j'observe. Je regarde les autres pour voir Comment ils se débrouillent. Je ne peins que ce qui me bouleverse. Bien souvent je ne me sens pas ajustée dans les choses du quotidien. Mais est-ce bien utile de raconter ça ?

Née en 1965, réside à Arcueil.
Au commencement de sa formation, elle fréquente l’Atelier Jacqueline et Marcel Anselme peintre officiel de Monseigneur Makarios à Chypre et héritier de l’Ecole lyonnaise de Léon Garraud.
À partir de 1985, elle réalise des portraits sur commande jusqu’en 1989 où elle s’installe à Paris. Elle suit alors, les cours de l’école Boulle, pratique le modelage avec le sculpteur Laurent Sebes, le dessin technique d’ameublement et la perspective en architecture. Cet apprentissage marquera le début de son «individuation picturale»
 
  4, rue des Fontaines du Temple 75003 Paris, France +33(0)1 48 87 64 45                   Données personnelles    Mentions légales  
     
développé par Webook